La métropole Aix-Marseille Provence a dévoilé l'an dernier son agenda de la mobilité.
Un volet de 700 millions d’euros est consacré au développement des modes doux. Parmi
eux, les déplacements en vélos, qui peuvent souvent constituer un casse-tête pour les
cyclistes.
Se déplacer en deux roues dans la cité phocéenne : un pari certes audacieux, mais
pas impossible pour autant. Entre les sportifs qui slaloment parmi les voitures, ceux qui
optent pour le Vélo en libre service ou ceux qui préfèrent être au guidon d’une bicyclette
électrique… Au quotidien, près de 32% des métropolitains utilisent ces modes doux
pour se déplacer. Bien plus que les transports en commun par exemple, qui ne
représentent que 10% des déplacements.
Pourtant, si les métropolitains sont de plus en plus nombreux à monter en selle, ils doivent se confronter à un manque avéré d’aménagements cyclables, notamment à Marseille. En effet, certains quartiers excentrés, comme la Capelette et l’ensemble du 10 e arrondissement, sont dépourvus en bornes libre-service. Pire : la ville ne compte que 70 kilomètres de pistes vélos. Neuf fois moins qu’à Lyon par exemple, qui recense actuellement plus de 650 kilomètres de bandes cyclables.
Un constat pointé du doigt par le collectif Vélos en Ville, qui milite pour le développement des cycles dans la ville. « Rien n’est fait pour promouvoir le vélo dans les collectivités: il n’y a pas assez de pistes cyclables, pas assez de bornes, ni de stationnements. Toute la nouvelle réglementation, comme des cédez le passage aux feux ou des sas vélos, n’est pas utilisée », s’exaspère ainsi Cyril Pimentel, le coordinateur du collectif. « Si on veut avoir une politique en faveur du vélo, il faut commencer par ça ! »
Pourtant, si les métropolitains sont de plus en plus nombreux à monter en selle, ils doivent se confronter à un manque avéré d’aménagements cyclables, notamment à Marseille. En effet, certains quartiers excentrés, comme la Capelette et l’ensemble du 10 e arrondissement, sont dépourvus en bornes libre-service. Pire : la ville ne compte que 70 kilomètres de pistes vélos. Neuf fois moins qu’à Lyon par exemple, qui recense actuellement plus de 650 kilomètres de bandes cyclables.
Un constat pointé du doigt par le collectif Vélos en Ville, qui milite pour le développement des cycles dans la ville. « Rien n’est fait pour promouvoir le vélo dans les collectivités: il n’y a pas assez de pistes cyclables, pas assez de bornes, ni de stationnements. Toute la nouvelle réglementation, comme des cédez le passage aux feux ou des sas vélos, n’est pas utilisée », s’exaspère ainsi Cyril Pimentel, le coordinateur du collectif. « Si on veut avoir une politique en faveur du vélo, il faut commencer par ça ! »
Ultime coup de frein à l’expansion du vélo : le stationnement gênant des voitures.
Et il faut dire qu’à Marseille, les cyclistes ont de quoi être servis. Sur les trottoirs ou en
double file… Les voitures empiètent la chaussée et les rares pistes cyclables de la ville.
D’ailleurs, les chiffres ne mentent pas. Sur les 7 millions de déplacements quotidiens, la
part modale de la voiture représente 58%. « Il faut bien avouer qu’à Marseille, le vélo est
dernier, la voiture toute première», résume Cyril Pimentel.
3600 places de stationnement pour vélos
Pour ouvrir la voie aux vélos, l’agenda de la mobilité métropolitaine, dévoilé le 15 décembre dernier, s’est fixé différents objectifs. Au programme : la multiplication des équipements cyclables autour des pôles d’échanges multimodaux, la réalisation de jalonnements d’itinéraires sécurisés ainsi que la création de plus de 3600 places de stationnement pour vélos à travers une cinquantaine de sites. Afin de réaliser ces aménagements et ainsi promouvoir les modes de déplacements doux, la métropole va débloquer la modique somme de 700 millions d’euros, d’ici à 2035.
3600 places de stationnement pour vélos
Pour ouvrir la voie aux vélos, l’agenda de la mobilité métropolitaine, dévoilé le 15 décembre dernier, s’est fixé différents objectifs. Au programme : la multiplication des équipements cyclables autour des pôles d’échanges multimodaux, la réalisation de jalonnements d’itinéraires sécurisés ainsi que la création de plus de 3600 places de stationnement pour vélos à travers une cinquantaine de sites. Afin de réaliser ces aménagements et ainsi promouvoir les modes de déplacements doux, la métropole va débloquer la modique somme de 700 millions d’euros, d’ici à 2035.
Vélos : la métropole se met timidement en selle
Reviewed by Manon
on
décembre 20, 2017
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